Les Nations Unies et le Canada

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2014

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Le Mouvement fédéraliste mondial-Canada est un organisme sans but lucratif voué à la recherche, à l’éducation et au plaidoyer. Les Fédéralistes mondiaux soutiennent l’application des principes du fédéralisme dans les relations internationales afin que la gouvernance mondiale devienne plus équitable, juste et démocratiquement responsable.

Table des matières

Préface: Ce que le Canada a apporté à l’ONU et ce qu’il devrait faire aujourd’hui

Carolyn McAskie


Warren Allmand

Un monde, une race humaine, des droits de la personne universels.

Quand les Nations Unies ont été fondées en 1945, le monde était convaincu que le nouvel ordre international devait être bâti sur une assise de droits de la personne. La Charte comportait plusieurs dispositions importantes à cet égard. Très rapidement, un nombre significatif d’instruments sur les droits de l’homme ont été adoptés, dont la Déclaration universelle des Droits de l’Homme pour laquelle le Canadien John Humphrey a joué un rôle clé.

Le dispositif des droits de l’homme à l’ONU a évolué et s’est amélioré au fil des ans bien qu’il soit encore loin d’être parfait. Mais la solution ne consiste pas à affaiblir ou à dissoudre l’ONU. Notre objectif doit être de renforcer la mise en œuvre des procédures et mécanismes d’observation.

Dans le passé, le Canada a fait preuve de beaucoup de leadership à l’appui des programmes de maintien de la paix, de développement et de droits de la personne. C’est une fière tradition qui doit être poursuivie et renforcée.


Lloyd Axworthy

Quand le Canada va-t-il revenir aux Nations Unies ?

Le gouvernement actuel refuse manifestement de s’engager envers les Nations Unies de quelque façon que ce soit. Les Canadiens qui veulent que notre pays soit un acteur pertinent sur la scène internationale peuvent faire plus que simplement se préparer pour les élections de 2015. Des groupes de la société civile, de centres de recherche, d’universités, d’associations de gens d’affaires et, tout particulièrement, les partis politiques doivent

repenser et redéfinir la politique canadienne pour déterminer où et comment le Canada peut apporter une valeur ajoutée réelle à une Organisation des Nations Unies rajeunie. Cela ne signifie pas qu’il faille tout réinventer. Il existe déjà de nombreux champs d’action bien établis qui ont défini le Canada sur la scène internationale au cours des sept dernières décennies. Mais les nouvelles technologies peuvent jouer un rôle important, notamment pour renforcer les capacités dans les domaines du maintien de la paix, la diplomatie préventive, la protection des civils, les réponses aux crises humanitaires et aux changements climatiques, parmi d’autres défis qui confronteront indubitablement l’ONU de demain.


Michael Byers

L’ONU et le droit de la mer: de l’Arctique à la Mer de Chine méridionale

En 1969, le superpétrolier SS Manhattan, avec une capacité brise-glace et battant pavillon américain a navigué à travers le Passage du Nord-Ouest sans demander la permission du Canada. Les diplomates du Canada se sont mis immédiatement au travail, définissant une stratégie pour protéger les intérêts du pays contre d’autres contestations de notre revendication sur le Passage du Nord-Ouest. Un engagement en profondeur dans la négociation et la rédaction de la Convention de l’ONU sur le Droit de la Mer a été au cœur de la stratégie canadienne. En raison du leadership canadien, l’article 234 de la Convention permet aux états côtiers d’adopter des lois contre la pollution marine jusqu’à 200 milles marins des côtes dans l’arctique. Le leadership canadien s’est également retrouvé dans les dispositions de la Convention de l’ONU accordant aux états côtiers une juridiction étendue sur les ressources du sous-sol marin, une question de grande importance pour le Canada qui a les plus longues côtes au monde. De l’Arctique à la Mer de Chine méridionale, des pays partout dans le monde ont accepté aujourd’hui la validité de ces règles. Et quand des différences d’opinion surgissent, elles sont examinées dans un cadre juridique, ce qui réduit les risques de conflits armés.


Ferry de Kerckhove

Le Canada: absent et invisible

Le gouvernement du Canada continue à avoir une relation difficile avec le monde multilatéral. Il est très dénigrant envers l’ONU, particulièrement en ce qui concerne le Moyen-Orient et la sécurité d’Israël. La réalisation que le Canada n’est plus considéré comme un partenaire impartial ou fiable, même de la part de ceux qui partage nos valeurs, devrait inciter le gouvernement à s’ouvrir au monde multilatéral. Le Premier Ministre devrait annoncer à l’AGNU que le Canada « revient au jeu » mais alors des actes devraient suivre la parole.


A. Walter Dorn

Impréparés pour la Paix : Une décennie de déclin du maintien de la paix canadien

La réputation internationale du Canada comme contributeur prolifique et efficace au maintien de la paix est en déclin depuis plus d’une décennie en raison du désengagement du pays à l’égard des opérations de maintien de la paix. Cette perte d’expérience à l’étranger est aggravée par la perte d’entrainement à domicile, ce qui laisse le Canada impréparé à tout réengagement dans des opérations de maintien de la paix à un niveau comparable au sien dans le passé. À mesure que les vétérans du maintien de la paix des années 90 prennent leur retraite, et que les cours et exercices qui ont été élaborés pour préparer les officiers à faire face aux défis uniques des déploiements de maintien de la paix ont été coupés, les options futures de politique étrangères du Canada sont affectées et offrent moins d’options. Étant donné les demandes internationales dans l’ère post-Afghanistan, il y a un certain nombre de mesures que les Forces canadiennes et le gouvernement peuvent prendre pour reprendre du service au maintien de la paix.


Robert Fowler

Pourquoi le Canada n’a pas été élu au Conseil de Sécurité il y a quatre ans et pourquoi nous ne serons jamais élus à moins d’un changement fondamental dans notre politique étrangère

Les politiques insensibles, du style “moi d’abord », du gouvernement actuel ont causé un tort irréparable à la réputation du Canada aux Nations Unies, notamment lors de notre campagne en 2010 pour un septième mandat au Conseil de Sécurité.

La politique environnementale du Canada demeure un fiasco. Le Canada avait pris des positions fermes dans la lutte mondiale contre la dégradation de l’environnement, en commençant par Stockholm en 1972 et travaillant fort au fil des ans pour pousser à la mise en place d’un traité mondial sur le climat. Notre décision en décembre 2011 d’être le premier pays à nous retirer de Kyoto constitua un choc pour notre réputation internationale dont nous n’avons pas encore commencé à nous remettre.

Mais il y a de nombreux autres exemples. De la politique pro-Israël envers et contre tout au Moyen-Orient à la contribution statistiquement insignifiante au maintien de la paix à l’ONU, on ne peut guère s’étonner de ce que le Canada ait perdu tant d’appuis et que notre réputation ne sera pas rétablie tant que

le Canada n’adoptera pas des positions sur les questions internationales qui seront perçues comme étant bonnes pour le monde en plus d’être bonnes pour le Canada.


Louise Fréchette

Reformer l’ONU, une étape à la fois

Il n’y a pas de discussion sur les Nations Unies qui n’aboutit pas à une semonce de réforme. Les candidats-réformateurs feraient bien de commencer par prendre acte des nombreuses façons dont l’ONU a changé avec le temps, particulièrement depuis la fin de la Guerre froide. Des réformes majeures ont été mises en œuvre dans tous les champs d’action de l’ONU, y compris le maintien de la paix, les droits de la personne, la justice criminelle, de même que dans le travail humanitaire et le développement. Les politiques et pratiques du Conseil de sécurité ont également évolué de façon significative. Rebâtir l’ONU de A à Z, à la façon de Bretton Woods n’est pas un objectif réaliste mais une réforme étape par étape est tout-à-fait possible.


Christian Holz

Le Canada, un paria dans l’univers du changement climatique

L’élaboration d’une politique international sur le changement climatique doit aboutir à un nouvel accord en 2015. Celui-ci doit être extrêmement ambitieux et susciter une vaste coopération internationale, fondée sur l’équité, la confiance, l’imputabilité et la transparence. Bien qu’il s’agisse là de valeurs canadiennes traditionnelles, le Canada n’est pas en mesure de nos jours de les promouvoir de façon efficace en raison de son statut de paria dans le dialogue international sur le climat, notamment à cause de nombreuses ruptures d’engagements. Pour regagner la confiance des pays du monde et redevenir un partenaire international respecté, le Canada doit commencer par mettre de l’ordre dans sa politique nationale sur le climat et assumer pleinement ses responsabilités et mettre sa capacité d’action au service d’une vision ambitieuse et urgente au sein des grandes coopérations internationales sur le changement climatique.


Naomi Kikoler

R2P – Revenir au jeu? Plus facile qu’on ne le croit!

La transition d’un Canada champion ardent de la Responsabilité de Protéger à un supporter silencieux a laissé un vide dans les efforts internationaux en faveur de son renforcement – un vide qui a été remarqué par des diplomates des pays les plus petits aux plus grands du monde. Alors que les civils font face à des menaces croissantes d’atrocités massives en 2014, le Canada devrait se réengager et prendre la direction des efforts en vue de renforcer la R2P et de sauver des vies. Cet article souligne quatre étapes que le Canada peut adopter immédiatement et « revenir au jeu » de la R2P.


Shannon Kindornay

Les objectifs de développement durable post-2015 de l’ONU et le Canada

En 2015, les pays négocieront aux Nations Unies un ensemble d’objectifs de développement durable. Ces objectifs, qui remplaceront les objectifs de développement du millénaire, auront un caractère universel, s’appliquant à tous les pays, y compris le Canada. L’agenda post-2015 offre au Canada bon nombre d’occasions de se faire le champion d’objectifs progressifs, de supporter un cadre de suivi et d’évaluation robuste et d’engager l’ONU de façon différente. La surveillance des progrès sur une vaste gamme d’ODD offre la possibilité d’une démarche coordonnée et cohérente à l’engagement du Canada avec l’ONU tant sur différents secteurs qu’avec les différents ministères.


H. Peter Langille

Revitaliser an Agenda pour la Paix

Après la Guerre froide, le Secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros-Ghali a présenté Un Agenda pour la Paix avec un appel pressant à de l’action préventive, dont de nouveaux mécanismes de maintien de la paix et de consolidation de la paix.

L’idée d’un Service d’urgence pour la paix des Nations Unies (UNEPS) est issue principalement de la réponse du Canada à Un Agenda pour la Paix de même que de la demande du Secrétaire général de créer une force de réaction rapide de l’ONU. Plutôt que de dépendre d’arrangements relatifs aux forces et moyens en attente auprès de pays contributeurs de troupes, qui sont longs et conditionnels, un UNEPS fournirait à l’ONU son propre service permanent.

La demande pour des opérations de maintien de la paix de l’ONU est à la hausse. La plupart des opérations récentes ont exigé des déploiements rapides mais les états contributeurs sont rarement en mesure de fournir les troupes nécessaires ou alors ils sont réticents à le faire. En comblant l’écart des six premiers mois d’urgences complexes, l’UNEPS aiderait à prévenir les conflits armés et les génocides, à protéger les civils faisant face à des

dangers graves, à assurer un démarrage rapide d’opérations exigeantes, et de prendre en compte les besoins humains dans des secteurs où d’autres ne peuvent se rendre ou refusent de le faire.


Peggy Mason

Pourquoi le maintien de la paix de l’ONU est indispensable

Des problèmes politiques complexes sont au cœur des conflits violents et exigent des solutions politiques négociées et agréées par les parties. La structure d’une mission intégrée de l’ONU – les composantes militaire, policière et civile relevant toutes du chef de mission civil – reflète la primauté du processus de paix et est à l’opposé de la situation où l’OTAN fournit des forces militaires dans une structure de commandement séparée de la mission de l’ONU. La demande de casques bleus de l’ONU n’a jamais été aussi forte mais de nombreuses insuffisances persistent au plan personnel et équipement. Il est temps pour le Canada de se réengager.


Alex Neve

Le Canada, les droits de la personne et l’ONU: tout commence à domicile

La réputation du Canada dans le monde en matière de DDH a connu une chute au cours de dernières années. Les positions du Canada ont été bien trop souvent plus obstructives que constructives. Il en va de même de l’engagement du Canada envers le système des DDH aux Nations Uniesen ce qui concerne nos propres antécédents. La liste de traités non ratifiés en matière de DDH ne cesse de s’allonger. Le Canada est de plus en plus méprisant à l’égarddes examens sur les DDH à l’ONU. Et il n’existe aucun leadership politique ou d’accords intergouvernementaux en place pour assure une mise en œuvre efficace des obligations internationales du Canada relatives aux DDH. Cette situation affaiblit la protection des DDH à domicile et réduit la capacité de leadership international du Canada. Il est grand temps que les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux changent la démarche du Canada en matière de DDH.


 

Diana Rivington

L’égalité des genres et les Nations Unies: est-ce que le Canada peut revenir dans la course?

Le Canada, de concert avec d’autres pays partageant nos points de vue, a joué un rôle clé dans l’élargissement du dialogue multilatéral sur l’égalité des sexes, établissant des alliances entre le Nord et le Sud et encourageant la participation active de la société civile, particulièrement dans le cadre des quatre conférences mondiales sur les femmes depuis 1975. Bien que le Canada ait joué un rôle important dans la création de l’ONU Femmes en 2010, dans d’autres domaines liés aux droits de la femme, le Canada a fait marche arrière. Dans la mouvance des Objectifs de développement durable et des élections de 2015, un débat des chefs sur les questions d’égalité des sexes pourrait renouveler le leadership du Canada.


Douglas Roche

Le Canada et le mouvement humanitaire pour abolir les armes nucléaires

Un nombre croissant d’états de joignent à un nouveau mouvement basé sur le droit humanitaire en vue de créer un instrument légalement exécutoire pour interdire les armes nucléaires.

La politique canadienne est incohérente. D’un côté le Canada appuie la doctrine de l’OTAN qui continue à maintenir que les armes nucléaires fournissent la « garantie suprême » de sécurité. De l’autre, le Canada appuie le traité de non-prolifération nucléaire qui inclut des obligations importantes en matière de désarmement nucléaire.

Le mouvement humanitaire pour éliminer les armes nucléaires cadre parfaitement avec des valeurs canadiennes bien établies. Le Canada devrait se joindre aux pays qui veulent que des négociations globales commencent maintenant afin de parvenir à un cadre juridique enchâssant une élimination vérifiée, irréversible et exécutoire des armes nucléaires.


Allan Rock

L’art de choisir le Secrétaire général: comment améliorer le processus

Le mode de sélection du Secrétaire général des Nations Unies (SG) est plutôt lamentable. Il n’existe pas de liste agréée de qualités, aucun comité de recherche pour identifier des candidats éventuels, aucun filtrage de ceux-ci et très peu d’analyse de leurs points de vue et aptitudes – soit par le Conseil de sécurité ou l’AGNU – avant que le choix ne soit posé.

En 2006, le Canada a suggéré une réforme du processus de sélection pour le rendre plus transparent. Les propositions que nous avions faites alors sont encore pertinentes aujourd’hui.

Le successeur de Ban Ki-moon entrera en fonction an janvier 2017. Il sera difficile de changer un processus qui a été la « propriété privée » du Conseil de sécurité depuis tant de décennies (et plus spécifiquement, des cinq membres permanents). Néanmoins, compte tenu de l’importance du poste et de la faiblesse de la pratique actuelle, je suggère que le Canada renoue avec cet effort afin de corriger les failles présentes.


Ian Smillie

Les Nations Unies et l’Aide Humanitaire

Globalement, plus de la moitié de l’aide d’urgence est gérée par des agences de l’ONU, principalement le Programme alimentaire mondial et l’UNHCR. Les gouvernements ont une très faible capacité de distribution de l’aide et la contribution des ONG, tout en étant importante, n’en demeure pas moins inégale et peu coordonnée. Les agences de l’ONU agissent comme point central pour les donateurs; elles servent de coordonnateurs, de gestionnaires et d’agences de distribution sur la ligne de front. Elles sont souvent les premières sur le terrain et les dernières à quitter et elles sont souvent le seul mécanisme valable de distribution de l’aide humanitaire dans le contexte de certaines des urgences les plus tragiques au monde.

Cela reste insuffisant. Le défi pour les états membres de l’ONU, y compris le Canada, est de trouver des façons de renforcer et d’améliorer la tâche herculéenne que représentent les besoins humanitaires.


John Trent

Repenser les Nations Unies

Bien que la réforme des Nations Unies ait été une constante au cours des soixante-dix ans de son existence, il n’a pas toujours été possible d’adapter convenablement les institutions de l’ONU aux changements dans le du monde. En attendant, une multitude de problèmes planétaires illustrent le besoin croissant d’institutions mondiales qui peuvent prendre des décisions efficaces et en temps utile.

Au cœur du problème se situent les attitudes des états nations qui s’accrochent à des concepts surannés de la souveraineté nationale et qui n’accordent pas une priorité suffisante aux étapes nécessaires et importantes destinées à améliorer la gouvernance mondiale. Un gouvernement canadien axé sur l’avenir ferait de « Repenser les Nations Unies » un programme central du ministère des Affaires étrangères.


Kathryn White

Perceptions canadiennes des Nations Unies

La convocation par le Canada plus tôt cette année du sommet global « Chaque Femme, Chaque Enfant » sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE) montre que quand il s’agit de développement, le Premier Ministre Stephen Harper reconnaît la portée, la légitimité, et le rendement sur l’investissement pour son gouvernement de ce canal unique qu’est l’ONU.

Les Canadiens continuent à faire preuve d’un haut degré d’appui envers l’ONU. L’ACNU a effectué un sondage d’opinion auprès d’un segment particulier de la société canadienne, que l’on pourrait appeler « la base civique » du Canada : les 25% qui, en général, ont un revenu familial plus élevé, sont civiquement actifs, plus vieux, fréquentent des institutions religieuses et aident souvent les autres de façon informelle et directe. Ils sont aussi plus susceptibles de voter que d’autres. Ces enquêtes montrent que plus de 80% sont favorables à une gamme de programme et d’activités de l’ONU. Les résultats de l’ACNU sont confirmés par d’autres sondages qui mesurent les opinions des Canadiens.


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