Les Nations Unies et le Canada

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2013

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Le Mouvement fédéraliste mondial-Canada est un organisme sans but lucratif voué à la recherche, à l’éducation et au plaidoyer. Les Fédéralistes mondiaux soutiennent l’application des principes du fédéralisme dans les relations internationales afin que la gouvernance mondiale devienne plus équitable, juste et démocratiquement responsable.

Table des matières et articles individuels avec les résumés

 

Préface


Warren Allmand

Les Nations Unies: Le respect des droits de la personne au cœur de la paix dans le monde

Quand les Nations Unies ont été fondées en 1945, le monde était convaincu que le nouvel ordre international devait être bâti sur une assise de droits de la personne. La Charte comportait plusieurs dispositions importantes à cet égard. Très rapidement, un nombre significatif d’instruments sur les droits de l’homme ont été adoptés, dont la Déclaration universelle des Droits de l’Homme pour laquelle le Canadien John Humphrey a joué un rôle clé.

Le dispositif des droits de l’homme à l’ONU a évolué et s’est amélioré au fil des ans, bien qu’il soit encore loin d’être parfait. Mais la solution ne consiste pas à affaiblir ou à dissoudre l’ONU. Notre objectif doit être de renforcer la mise en œuvre des procédures et mécanismes d’observation.

Dans le passé, le Canada a fait preuve de beaucoup de leadership à l’appui des programmes de maintien de la paix, de développement et de droits de la personne. C’est une fière tradition qui doit être poursuivie et renforcée.


Lloyd Axworthy

Le Canada et la Responsabilité de Protéger (R2P)

À la fin du siècle dernier, certains s’en souviendront, le Canada était à l’avant-plan au titre des initiatives novatrices pour la promotion de la paix et la sécurité internationale et la protection des droits de l’homme et de la vie des civils. Une de ces initiatives a été la contribution au lancement de l’idée de la Responsabilité de Protéger (R2P). Après avoir langui pendant presque toute une décennie, l’idée a connu un regain d’intérêt à l’orée du Printemps arabe et suite à une relance de la discussion sur les interventions destinées à la protection des civils. Le Canada devrait une fois de plus jouer un rôle diplomatique dans l’institutionnalisation et la mise en vigueur du concept.


Michael Byers

L’ONU et le droit de la mer: de l’Arctique à la mer de Chine méridionale

En 1969, le superpétrolier SS Manhattan, avec une capacité brise-glace et battant pavillon américain a navigué à travers le Passage du Nord-Ouest sans demander la permission du Canada. Les diplomates du Canada se sont mis au travail, définissant une stratégie pour protéger les intérêts du pays contre d’autres contestations de notre revendication sur le Passage du Nord-Ouest. Un engagement en profondeur dans la négociation et la rédaction de la Convention de l’ONU sur le Droit de la Mer fut au cœur de la stratégie du Canada. En raison du leadership canadien, l’article 234 de la Convention permet aux États côtiers d’adopter des lois contre la pollution marine jusqu’à 200 milles marins des côtes dans l’arctique. Le leadership canadien s’est également retrouvé dans les dispositions de la Convention de l’ONU accordant aux États côtiers une juridiction étendue sur les ressources du sous-sol marin, question de grande importance pour le Canada qui a les plus longues côtes au monde. De l’Arctique à la Mer de Chine méridionale, des pays, partout dans le monde, ont accepté la validité de ces règles. Quand surgissent des divergences d’opinion, elles sont examinées dans un cadre juridique, ce qui réduit les risques de conflits armés.


Ferry de Kerckhove
Le Canada et les Organisations internationales : un peu de reconnaissance s’il vous plait

Le Gouvernement du Canada a une relation difficile avec le monde multilatéral. Il préfère les groupements inter-gouvernementaux où prévaut la règle du consensus entre les principaux joueurs. Il en a payé le prix par la défaite de sa campagne pour un siège au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Aux Nations Unies, d’aucuns estimaient qu’avec son « multilatéralisme à la carte », la Canada avait renoncé a certains des principes qui lui avaient valu sa crédibilité sur la scène internationale.

Le Gouvernement devrait : a) surmonter ses frustrations à l’égard des processus multilatéraux complexes; b) raviver son engagement envers l’architecture d’organisations fonctionnelles, bâtie péniblement au fil des ans; c) entreprendre un examen en profondeur de toutes les organisations internationales ou multilatérales auxquelles appartient le Canada.


Walter Dorn

Impréparés pour la paix : une décennie de déclin du maintien de la paix canadien

La réputation internationale du Canada comme contributeur prolifique et efficace au maintien de la paix est en déclin depuis plus d’une décennie en raison du désengagement du pays à l’égard des opérations de maintien de la paix. Cette perte d’expérience à l’étranger est aggravée par la perte d’entrainement à domicile, ce qui laisse le Canada impréparé à tout réengagement dans des opérations de maintien de la paix à un niveau comparable au sien il y a quelques années. À mesure que les vétérans du maintien de la paix des années 90 prennent leur retraite, et que les cours et exercices qui ont été élaborés pour préparer les officiers à faire face aux défis uniques des déploiements de maintien de la paix ont été coupés, les options futures de politique étrangères du Canada sont affectées et offrent moins d’options. Au cas où des impératifs nationaux ou internationaux, dans l’ère post-Afghanistan, feraient revenir à des opérations de l’ONU, les Forces canadiennes et le gouvernement doivent être prêts. Pour être bien préparées pour la paix, les Forces canadiennes auront besoin de changements majeurs dans leur formation et leur préparation de même que dans leur mode de pensée, dès lors qu’il s’agira de servir la cause du maintien de la paix d’une façon constructive et progressiste.


Yves Fortier

Le Canada et le Conseil de Sécurité hier et aujourd’hui : une vue de l’intérieur

Le 1er janvier 1989, j’ai eu le privilège, en tant qu’Ambassadeur du Canada auprès des Nations Unies à New York, de commencer un mandat de deux ans à titre de représentant du Canada au Conseil de Sécurité. C’est avec une fierté immense que je me rappelle qu’après une campagne intensive inspirée le Premier ministre Brian Mulroney, en octobre 1988 le Canada était élu au Conseil de Sécurité. L’élection du Canada cette année fut l’élection compétitive la plus réussie d’un membre non permanent dans l’histoire du CSNU.

Parmi les états membres, il était devenu accepté que tous les dix ans à peu près, le Canada, parce qu’il était un participant actif et constructif à l’ONU, serait invité par ses pairs à siéger à cette table exclusive. Et de fait, en 1998, le Canada a été élu pur une sixième fois au Conseil

Comme les temps ont changé! Comme tant d’autres Canadiens, j’ai eu de la peine en apprenant en octobre 2010 que pour la première fois en 60 ans, le Canada n’était pas parvenu à se faire élire au Conseil. Si j’en juge d’après mon expérience, je puis assurer qu’il est infiniment préférable d’être sous la tente avec une voix qui est respectée lors des consultations et délibérations du Conseil que d’être à l’extérieur à ruminer dans un coin.


Robert Fowler

Pourquoi le Canada n’a pas été élu au Conseil de Sécurité il y a deux ans et pourquoi nous ne serons jamais élus tant qu’il n’y aura pas eu de changement fondamental dans notre politique étrangère

Les politiques insensibles aux autres, du style « moi d’abord », du Gouvernement actuel ont causé un tort irréparable à la réputation du Canada aux Nations Unies, notamment lors de notre campagne il y a trois ans pour un septième mandat au Conseil de Sécurité.

La politique environnementale du Canada demeure un fiasco. Le Canada avait pris des positions fermes dans la lutte mondiale contre la dégradation de l’environnement, en commençant par Stockholm en 1972 et travaillant fort au fil des ans pour inciter à la mise en place d’un traité mondial sur le climat. Notre décision, en décembre 2011, d’être le premier pays à se retirer de Kyoto constitua un choc pour notre réputation internationale dont nous n’avons pas encore commencé à nous remettre.

Mais il y a de nombreux autres exemples. De la politique pro-Israël envers et contre tout, au Moyen-Orient, à la contribution statistiquement insignifiante au maintien de la paix à l’ONU, on ne peut guère s’étonner de ce que le Canada ait perdu tant d’appuis et que notre réputation ne soit pas rétablie tant que le Canada n’adoptera pas des positions, sur les questions internationales, qui soient perçues comme étant bonnes pour le monde en plus d’être bonnes pour le Canada.


Gilles Gingras

L’ONU, le Canada et l’Organisation internationale de l’Aviation civile

L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) compte 191 membres. L’OACI décide des règles et procédures de l’aviation civile internationale quant à la sureté (pour contrer le terrorisme), la sécurité (pour éviter les accidents) et la protection de l’environnement. La mise en application des normes et systèmes adoptés par les instances de l’OACI protège chaque jour des vies humaines, partout sur la Planète. Malheureusement, la plupart des Canadiens ignorent l’existence de l’OACI et son siège en sol canadien, encore davantage son rôle stratégique essentiel pour assurer la paix et la sécurité dans le monde.

L’OACI est la pièce maîtresse du pôle aérospatial de Montréal, qui emploie 42 500 personnes et affiche un chiffre d’affaires de 12,1 milliards de dollars dont 80 % provient de l’exportation. À l’instar de Toulouse et de Seattle, Montréal constitue un des principaux centres mondiaux de l’aérospatiale.

Au printemps dernier, l’offre du Qatar a fait monter les enchères. L’OACI a obtenu un soutien additionnel d’Ottawa et de Québec pour quelque 80 millions de dollars, l’élargissement des exemptions d’impôts et davantage de souplesse pour l’obtention de visas par les membres des délégations étrangères, corrigeant ainsi deux des irritants évoqués par le Qatar pour justifier sa proposition d’accueillir l’OACI à Doha.

Lors de leurs interventions à l’ONU, le premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et l’ambassadeur du Canada près l’ONU devraient se faire un honneur de rappeler que le Canada est l’hôte du siège de l’OACI et que les Canadiens sont fiers de contribuer ainsi à la paix et à la sécurité dans le monde. Le Canada devrait aussi prendre clairement position sur la réduction des émissions de CO2 par l’aviation civile, problème environnemental que l’OACI vise à réglementer.

Hilliker, John et Barry, Donald Le Ministère des Affaires extérieures du Canada– L’essor, 1946-1968 vol. II, 1995.

Hilliker, John, Le Ministère des Affaires extérieures du Canada- Les années de formation1909-1946, vol. I, 1990. http://en.wikipedia.org/wiki/International_Civil_Aviation_Organization


Peter Langille

Comment se Préparer pour la paix

Les contributions canadiennes à la paix ont décliné, l’accent étant mis sur la capacité de faire la guerre. Pourtant, pour éviter un conflit armé et protéger les civils dans un monde indépendant et surarmé, nous aurons sans doute besoin de Nations Unies confortées de même que l’Organisation a maintenant besoin de meilleurs efforts de la part du Canada. Deu9x transformations sont nécessaires. Les Forces canadiennes ont déjà des atouts essentiels et pourraient être réorientés pour appuyer des opérations de paix de l’ONU. Deuxièmement, le Canada pourrait assumer un rôle de chef de file dans la mise sur pied d’un Service d’Urgence pour la Paix de l’ONU (SUPNO) – un ONU 911 permanent – pour assurer des réponses rapides et fiables à des crises explosives.


Carolyn McAskie

L’intérêt bien compris du Canada et les Nations Unies

Si l’une des responsabilités premières d’un Gouvernement est de protéger ses intérêts dans le monde, l’indifférence du Gouvernement canadien actuel à l’égard des institutions internationales, tout particulièrement les Nations Unies, est difficile à comprendre. Dans un monde universalisé avec une pléthore de risques économiques, d’incertitudes politiques et de sécurité, d’effets interdépendants entre les dommages environnementaux et les problèmes de santé accompagnés de crises humanitaires et des besoins de développement pressants, il est devenu pratiquement impossible pour n’importe quel Gouvernement « d’y aller seul ».

C’est au sein des divers organismes de l’ONU – politique, sécurité, environnement, développement, et action humanitaire – que la communauté internationale peut le mieux mettre au point les interventions nécessaires pour s’attaquer aux problèmes mondiaux complexes de l’heure. Les historiens parlent de deux (ou trois) Nations Unies : les États membres, les secrétariats (et la société civile internationale). Quand « l’ONU » ne peut se mettre d’accord sur un programme d’action, c’est que les États membres de l’Organisation ne peuvent pas ou ne veulent pas se mettre d’accord. Le Canada, doit dès lors, prendre ses responsabilités comme État membre.

Au contraire, nous sommes témoins d’une « politique étrangère fondée sur des principes » qui met étroitement l’accent sur le court terme et qui va, de fait, à l’encontre des intérêts à long terme du Canada.


Marilou McPhedran

L’ONU, les femmes à l’ONU et le Canada

ONU Femmes est encore une très petite fille dans la famille des agences de l’ONU. Elle est née de la campagne internationale de sensibilisation et de promotion à la base par des femmes sur la Réforme de l’Architecture de l’Égalité des Sexes, la campagne connue sous le nom de GEAR pour réaliser un amalgame indispensable entre quatre organismes antérieurs et diffus de l’ONU souvent en opposition les uns avec les autres. En août dernier, plus de 50 chefs de file de la société civile ont rencontré ONU Femmes aux quartiers généraux à New York pour souligner que tous les questions liées aux femmes, y compris les droits à la santé sexuelle et procréative, doivent être comprises dans le cadre des droits de la personne. Pourquoi cet accent sur les droits à la santé sexuelle et procréative ? Et pourquoi les leaders en matière des droits des femmes se tournent vers l’ONU pour provoquer des changements positifs de telle sorte que les droits humains des femmes soient des droits  « véritablement vécus » ?

Les corps des femmes et des filles sont les pages du livre sur les droits des femmes; le contrôle et le pouvoir sont le thème central. Quand le Protocole optionnel d’un traité majeur de l’ONU sur les droits des femmes – CEDAW – (La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes) faisait l’objet d’une négociation en 1998, les diplomates américains (sous le régime George W. Bush) s’asseyaient près des représentants constamment hostiles aux droits procréateurs des femmes, et votaient comme eux.

Venons-en au mois de juin de cette année au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève où j’ai vu les diplomates américains proposer un amendement crucial à la résolution canadienne sur les droits procréateurs des femmes. Mais cette fois-ci, ce furent les gens du Premier ministre Harper qui dirent « non » à l’inclusion des services de santé sexuelle et reproductive essentiels auxquels les survivants à de la violence sexuelle doivent avoir accès, comme la contraception d’urgence, comme l’avortement sans risque, la prophylaxie post-exposition en cas d’infection au VIH, et le diagnostic et le traitement des infections sexuellement transmissibles. »


Errol Mendes

Le Canada, son dossier au titre des droits de la personne et l’ONU

On avait coutume de considérer le Canada comme le champion des droits de la personne et de l’état de droit au Canada, à l’ONU et dans le monde. Cette réputation permettait au Canada d’avoir une influence plus grande que ce que son rang l’aurait justifié dans la communauté internationale. Cette réputation a mené à des réalisations historiques : le Prix Nobel de la Paix pour le maintien de la paix, le Traité sur les Mines antipersonnel, la lutte menée par un Premier ministre conservateur, Brian Mulroney, contre l’apartheid de même que sa contribution à la création de la Convention sur les Droits de l’Enfant, la création du G-20 par l’ancien Premier ministre Paul Martin, la doctrine de la Responsabilité de Protéger pilotée à l’ONU au Sommet mondial de 2005 par l’ancien ambassadeur du Canada Allan Rock et le rôle clé joué par un fonctionnaire canadien des Affaires étrangères, Philippe Kirsch, dans la création de la Cour pénale internationale.

Malheureusement, en ce 65ème anniversaire de la Déclaration universelle, la réputation du Canada pour ce qui est des droits de la personne et de l’état de droit est en rapide perte de vitesse, en partie parce que le monde commence à mieux connaître la façon dont le gouvernement conservateur de Stephen Harper dénature ces valeurs au pays, ce qui a des répercussions à l’ONU et dans le monde. Cet article donne les exemples les plus outrageants de la façon dont les Conservateurs ont sabordé la réputation du Canada en matière de droits de la personne à l’ONU et sur la scène internationale.


Douglas Roche

Le rôle du Canada dans l’interdiction des armes nucléaires

Le Canada devrait mettre en œuvre la motion adoptée à l’unanimité par le Sénat et la Chambre des Communes invitant le Gouvernement a appuyer le Plan en cinq points pour le désarmement nucléaire mis de l’avant par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dont l’essentiel est une Convention sur les armes nucléaires ou un ensemble d’instruments pour éliminer les armes nucléaires. L’Initiative des puissances moyennes est prête à organiser une réunion à Ottawa des pays partageant le même point de vue pour travailler à l’élaboration d’une interdiction totale. De nombreux parlementaire et environ 700 membres de l’Ordre du Canada appuient cette initiative.


Julia Sanchez

La société civile et l’ONU : un partenariat pour l’avenir

En 2015, les leaders mondiaux se réuniront, sous l’égide des Nations Unies, afin de définir un nouveau cadre pour le développement mondial qui succèdera aux Objectifs du millénaire pour le développement. Ce cadre, nous l’espérons, ne laissera personne pour compte, que ce soit au Canada ou au Cameroun. Le 25 septembre, les Gouvernements se rassembleront à New York pour décider quelle est la meilleure façon d’y arriver.

L’établissement d’un partenariat mondial, qui facilitera la gestion de la mise en œuvre de ces objectifs internationaux, est un élément-clé du cadre de travail pour l’après 2015. Ce partenariat devra veiller à ce que les partenariats équitables, la participation significative et la responsabilité partagée soient au cœur de ses actions. Les Gouvernements ne peuvent y arriver seuls. La société civile, ainsi que d’autres acteurs du développement, doivent également être de la partie.

N’est-ce là qu’une utopie? Des processus mondiaux plus inclusifs sont possibles. Le Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide (HLF4) qui eut lieu en 2011 à Busan, et qui a conduit à la création du Partenariat mondial pour la coopération efficace en matière de développement (GPEDC), est un exemple concret de comment on peut y arriver. C’est une leçon qui ne devrait pas être oubliée dans le processus de l’après 2015.


Ian Smillie

Le Canada et le travail humanitaire de l’ONU

Globalement, plus de la moitié de l’aide d’urgence est gérée par des agences de l’ONU, principalement le Programme alimentaire mondial et l’UNHCR. Les Gouvernements ont une très faible capacité de distribution de l’aide et la contribution des ONG, tout en étant importante, n’en demeure pas moins inégale et peu coordonnée. Les agences de l’ONU agissent comme point central pour les donateurs; elles servent à la coordination, la gestion et la distribution sur la ligne de front. Elles sont souvent les premières sur le terrain et les dernières à partir et souvent le seul mécanisme valable de distribution de l’aide humanitaire dans le contexte de certaines des urgences les plus tragiques au monde.

Cela reste insuffisant. Le défi pour les États membres de l’ONU, y compris le Canada, est de trouver des façons de renforcer et d’améliorer la tâche herculéenne de répondre aux besoins humanitaires.


John Trent

Repenser l’ONU

Le Canada doit aider le monde à repenser les Nations Unis dans le but d’établir des institutions de gouvernance globale qui soient légitimes et compétentes. Ceci devrait devenir un programme prioritaire du Ministère des Affaires Étrangère, en collaboration avec d’autres pays partenaires. Ce programme doit être fondé sur l’opinion publique et l’appui des associations de la société civile. L’objectif en est à développer des politiques, appuyés par le public, pour créer des organisations internationales qui soient capables de prendre des décisions qui font autorité sur des défis globaux tels que le changement climatique, le terrorisme et les crises financières. De telles institutions globales seront conformes aux techniques de gouvernance démocratique moderne tels le fédéralisme constitutionnel, les élections, le libéralisme, l’autorité de la loi, et la gouvernance décentralisée.


Kate White

L’ONU et les objectifs de développement post-2015

Le monde est à un point critique alors que le moment est venu de formuler le programme de développement post-2015 qui succédera aux Objectifs de développement du Millénaire de l’ONU de l’An 2000. Comme par le passé, le Gouvernement du Canada peut s’engager dans cette concertation mondiale, en offrant leadership et investissement dans le processus de décision mondial.

Pour apporter une contribution stratégique, le Canada devrait : 1) reconnaître la capacité de l’ONU dans ce dialogue important destiné à mener à un changement à l’échelle du monde – et renoncer à dénigrer l’ONU comme simple lieu de bavardage; 2) être chef de file en matière d’innovation dans le domaine du développement par des partenariats privés /publics; 3) être chef de file dans les secteurs de la mitigation et l’adaptation du changement climatique – à l’instar de bon nombre de nos provinces – de façon à changer d’orientation et mettre l’accent sur l’innovation; 4) en collaboration avec des leaders de la société civile et d’universitaires, investir dans une démarche du Gouvernement dans son ensemble pour le développement et la mise en œuvre du nouveau programme de développement.


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